Anne LIZY "EMOI(S)"

                             

Exposition du 18 Janvier au 15 Mars 2014. Vernissage le samedi 18 Janvier 2014 à 18 h.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Anne LIZY, laissons-la se faire présenter par le journaliste :J.P. Gavard-Perret.
"Anne Lizy la non alignée
Anne Lizy a pour ambition  de mettre en abîme les clichés et les idées reçues dans lesquels on se construit ou plutôt où on nous asphyxie. Il n’est pas question de seulement résister à la culture de masse mais surtout de la chambouler. Et pour qu’un nouveau cliché n'en remplace pas un ancien, schéma typique de la récupération, il s’agit de refuser de s’agripper à une posture. Anne Lizy n’en a pas : elle traverse les arts et ses masques.
Son langage plastique, son flow littéraire, ses performances  dénoncent la fausse culture qui agit comme certains diététiciens. A savoir ceux qui ordonnent à leurs patients des régimes décérébrés. Mais Anne Lizy sait qu’il est plus facile de casser des choses physiques que de déconstruire des choses abstraites, concepts, images, etc. Tout son travail consiste par divers « jeux » d’aiguiser l’esprit critique nécessaire pour se libérer réellement.
L’artiste lutte donc contre les systèmes de représentation. Même ceux des intellectuels préoccupés par le souci du mot, de l’image ou du détail. Eux aussi font  manquer d’oxygène, parce qu’ils sont enfermés dans une définition trop étroite et élitiste de la culture. Ils ne laissent pas les créateurs libres de proposer autre chose que ce à quoi ces « penseurs » croient. Le rêve d’Anne Lizy est de toucher tout le monde, toutes les communautés ou classes sociales enfermées dans un champ limité et souvent insultant. Elle ne se résigne pas à chercher profit de la représentation qu’on pose sur eux. En conséquence son travail et ses propositions artistiques ne se calquent pas sur les normes et valeurs créées par une culture simplificatrice.
La victoire n’est jamais acquise pour de bon. Le combat reste perpétuel. Cela revient à se  battre contre un ennemi invisible mais concret. Pour Anne Lizy cela garde quelque chose de plaisant, lui donne une sensation héroïque particulière car  la gangrène de la domination n’est jamais en elle. Dans un monde qui  abreuve l’esprit du matin au soir par la radio, les affiches, la télévision, les pubs, elle ne se fait pas Hermite.  Elle tente d’échapper à cette agression constante et de donner voix à ceux qui l’ont perdue.
Ne rentrant jamais dans le jeu des représentations l’artiste garde un comportement réactif face à la sous culture assiégeante qui permet la dépersonnalisation et impose des préoccupations leurres afin d’en cacher d’autres, plus importantes, plus urgentes. Jouant à la fois d’une simplicité mais aussi d’effet de masques elle combat les représentations réductrices.  Elle sait que « Réduire » est un acte phare de notre époque. Réduire pour faire mieux comprendre, comme si les gens étaient idiots. C’est pourquoi l’artiste s’oppose aux icônes fabriquées pour leur  facilité à être consommées, digérées. Elle ne réduit jamais les concepts, les chansons, les poèmes, les combats. Pas question d’édulcorer à travers ses codes simples qui s’opposent à ceux, simplistes, utilisés par les pouvoirs.
Surgit une remise en cause de l’icône en tant que préservation des liens étroits avec la plate représentation. Anne Lizy opte pour une « re-présentation ». Face à l’icône du Che qu’on offre (on vend) aux ados  comme talisman de rébellion, elle  propose  une manière d’être, de penser qui ne peut se réduire à un affichage publicitaire. Elle sait qu’une icône n’a pas de fonction explicative. Ni de fonction morale, logique ou vertueuse. Ni même historique. Le Che serait peut-être dérangé de voir sa figure servir si fort le capitalisme, autant dans les publicités télévisuelles que sur les T-shirts achetés dans les fashion-shops du consumérisme.
Contre cet affichage le combat de l’artiste  passe autant par le clin d’œil et les glissements sémantiques que par l’outrance clownesque. Anne Lizy ouvre donc la vie à toutes les errances.  De son travail en énergie émerge l’impulsion d’un refus qui est la prémisse à partir de laquelle l’œuvre se déroule et laisse dans un doute abyssal au sein même de l’exhibition qui joue de bien des trompe-l’œil.
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Le premier livre d’Anne Lizy "Photographie de journée ", Editions de La vie en rose. Sa dernière publication est un livre écrit par des détenus dans le cadre d'ateliers d'écriture au Centre Pénitentiaire de Normandie.
Photos C. Guilleminault - A.M. Laglenne
avec toutes nos excuses à l'artiste pour leur qualité, certains reflets dus à l'exposition à la lumière étant difficiles à éviter...

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