| Les fresques de Nicolas
Greschny
Peintre d’icône et fresquiste issu d’une longue
lignée familiale d’iconographes, Nicolaï Greschny est né en 1912 en
Estonie et décédé en France en 1985. La seconde guerre mondiale le
poussa en France où il s’installera dans le Tarn au hameau de la
Maurinié. Accueilli par l’abbé Bories au presbytère d’Encausse, il
réalise à fresque le décor des fonds baptismaux et celui de la buvette
des thermes à la demande de son propriétaire, monsieur Salomon, en
1949 et 1950.
Le décor intérieur de la buvette est
particulièrement remarquable puisqu'il constitue la seule œuvre
profane de la carrière de cet artiste. On assiste à l’arrivée des
malades, armés de béquilles, en civière ou en fauteuil roulant, puis
sur le panneau suivant à leur bain dans l'eau thermale dans des
baignoires puis dans un bassin installé devant des thermes ressemblant
à un temple romain. Leur guérison est symbolisée par des personnages
jeunes et pleins de joie qui dansent et jouent au milieu de la nature
symbolisée par une multitude de fleurs et un arbres en fleur lui
aussi.
Nicolas Greschny a réalisé son autoportrait à la fin
de la fresque, vêtu d’un short et d’une cape, tel qu’on le rencontrait
en cette année 1950. Mais il a aussi donné les traits d'autres
villageois à certains de ses personnages.
Au dessus de la porte, en médaillon, les personnes
célèbres ayant eu un lien avec Encausse : Pompée, la Reine Margot
(Margueritte de Valois), Chapelle et Bachaumont et Salute du Bartas.
A l'extérieur, à l'emplacement de 3 des anciennes
fenêtres de la buvette, à celui de son ancienne porte et dans
l'encadrement de 2 fenêtres de l'ancienne tour des machines, Nicolas
Greschny a aussi mis en scène la source et la guérison qu 'elle
procure. La fresque de la porte représente un soldat romain allongé
auprès de son cheval et remplissant son casque de l'eau bénéfique. On
prétend en effet que les soldats de Pompée, de retour d'Afrique, se
seraient guéri ici de la malaria (ou paludisme) après que leur chevaux
aient découvert la source.
Cette fresque, détériorée dans sa partie droite
(angle du bas), a été restaurée durant l'été 2009 par Michaël Greschny,
fils de Nicolaï, selon les techniques héritées de son père.
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