| Les thermes, petit
historique.
Les thermes actuels ont été édifiés par la municipalité d’Encausse.
Préalablement, les anciens bâtiments thermaux ont dû être démolis en
1870, les thermes privés Dargut rachetés et rasés à leur tour avec
l’ancienne mairie qui se trouvait à l'emplacement actuel de l'ensemble
thermal.
La buvette fut achevée avant le nouvel établissement de bains, en
1873. Pavillon octogonal, elle possédait deux portes et six fenêtres,
murées en 1950 pour accueillir les fresques de Nicolas Greschny
(1911-1985). Une rampe circulaire était installée au rez-de-chaussée
pour permettre l’accès à la buvette, située en contrebas de la rue.
En 1882, le conseil municipal fit étudier un projet d’établissement
de bains avec salles d’hydrothérapie. Ces nouveaux thermes, de style
néo-grec, furent édifiés entre le Job et la rue de la Fontaine, entre
un parc et un jardin.
La façade, large de 32 mètre est dotée d’un péristyle central en
légère avancée auquel on accède après avoir gravi cinq marches. Il se
compose de deux colonnes doriques en marbres d’Italie. Sur les
avancées des côtés se détachent deux pilastres engagés. Au-dessus,
l’entablement soutient une arcature plein cintre autour de laquelle
est installé un bas relief sculpté par G.Ardignac en 1929. Il
représente deux nymphes assises dos à dos. Elles sont séparées par une
cascade jaillissant de la bouche d’un dauphin. Ce poisson stylisé
occupe le sommet du fronton, devant un arc coquillé. La nymphe de
droite recueille l’eau thermale dans une coupe, tandis que sa compagne
la reçoit en douche. Sur les côtés du fronton se déploient des
rosiers. Dans les écoinçons du bas, ce sont des fougères. Sous la
chute d’eau, la clé de l’arc en plein-cintre est sculpté de
congélations. L’ouverture en plein-cintre possède un vitrage sablé
dont le triptyque représente un jet d’au et des bulles de style Art
déco.
Le péristyle est recouvert d’un toit à deux pentes couvert
d’ardoises et la façade est prolongée par deux ailes ouvertes de six
fenêtres moulurées.
Sur l’arrière, du côté du Job, s’ouvre un péristyle beaucoup plus
simple. Les colonnes de marbres sont remplacées par des pilastres.
L’arcature plein-cintre est maçonnée intérieurement, sans sculptures.
Deux galeries en « L » le flanquent l’édifice. Il contient 24 cabines
et quatre salles d’hydrothérapie à la fin des années 1880. L’aile de
gauche, prolongée abrita ce que l’on appela la Galerie des glaces,
qui, de mémoire d’Encaussais, abrita de nombreuses festivités.
A 20 m de l’établissement, a été édifiée une tour des machines,
haute de 15,50 m, se composant de trois étages. Le rez-de-chaussée est
occupé en 1888, par une chaudière à foyer intérieur, une machine à
vapeur d’une force de trois chevaux et une pompe aspirante et foulante
; les étages supérieurs, par deux bassins en tôle superposés où l’eau
acquiert le degré de pression et la température nécessaire pour
l’administration des douches et des bains. Le bassin supérieur avait
une capacité de 16m3 ; il recevait par un large tuyau l’eau minérale
que puisait la pompe dans un réservoir souterrain, et destinée à
alimenter le bassin inférieur où s’opèrait le chauffage de l’eau. La
hauteur moyenne des bassins était de 12 m pour assurer la pression
dans les salles d’hydrothérapie. Ceci explique la hauteur de ce qui
reste le bâtiment le plus élevé d’Encausse.
Marie-Laure Pellan
21 janvier 2009
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